Je suis Christophe Grimoard, auteur indépendant dans les Hauts-de-France.
Pendant près de quarante ans, j'ai exercé différents métiers manuels, principalement dans l'industrie en Belgique. J'ai également construit ma maison de mes propres mains, de A à Z. Je ne viens donc pas du monde littéraire, et rien ne me destinait particulièrement à devenir écrivain.
D'ailleurs, pendant longtemps, je n'aimais pas lire. Les descriptions interminables et les phrases compliquées me décourageaient. Jusqu'au jour où j'ai découvert, grâce à la médiathèque d'Arques, des romans qui m'ont donné envie de tourner les pages.
*Le Peuple des rennes* m'a ouvert les portes de l'imaginaire. *Des souris et des hommes*, de John Steinbeck, m'a montré qu'on pouvait raconter une histoire bouleversante avec des mots simples. Et *Tout le bleu du ciel*, de Mélissa Da Costa, m'a profondément touché par son humanité et sa manière d'aborder la mort.
À 59 ans, j'ai publié mon premier roman, *La Soupe aux 100 000 enfants*.
Au départ, l'écriture a été une manière d'exprimer ce que je portais en moi après une vie professionnelle parfois difficile. Puis j'ai découvert le plaisir d'inventer des personnages, de les faire vivre, de créer des rencontres et de construire des mystères.
L'écologie occupe une place importante dans ma vie et dans mes histoires. Je m'intéresse particulièrement à notre manière de consommer, à la solidarité, à la place de l'humain dans la nature et au monde que nous laisserons aux générations futures.
Je n'ai pas envie d'écrire des livres qui donnent des leçons. Je préfère raconter des histoires où chacun peut ressentir, s'interroger et se faire sa propre opinion.
J'écris avec des mots simples, comme je parle, parce que je crois qu'une belle histoire n'a pas besoin de phrases compliquées pour toucher les gens.
Finalement, j'ai voulu écrire le genre de roman que celui que j'étais en 2010 aurait aimé découvrir.